Les produits laitiers sont mes ennemis pour la vie

Chez moi, le lien entre le lait et la spondylarthrite est évident : c'est une catastrophe !

a plate of food
a plate of food

Depuis une quinzaine d’années, j’ai testé des quantités impressionnantes de régimes alimentaires et de pistes nutritionnelles. Des séries d’essais, d’arrêts, de reprises. J’y reviendrai un jour plus en détail.

Mais, parmi toutes ces expérimentations, une seule a produit chez moi un changement spectaculaire : l’éviction des produits laitiers.

Je me souviens très bien du moment où tout a basculé. C’était vers 2012, lors d’un séjour au ski. J’étais parti avec mes enfants, leur mère et deux couples d’amis. À ce moment-là, la maladie me laissait relativement tranquille. C’est-à-dire que j’avais mal et que j’étais fatigué, mais pas plus que d’habitude. Je pouvais skier une à deux heures par jour. Une victoire, vu mon état les années précédentes.

Qui dit ski dit raclette.

Ce soir-là, je me gave de fromage fondu. Je me régale. Je m’emplis. Je suinte le fromage.
Vers deux heures du matin, je la sens arriver. D’abord les lombaires, puis toute la colonne vertébrale. La douleur me broie. Je ne peux plus bouger. Ma respiration se bloque : le moindre mouvement de la cage thoracique m’anéantit.

Les doses massives d’anti-inflammatoires et d’antalgiques n’y font rien. Pendant trois jours, je reste cloué au lit, pleurant de rage et de douleur. Le ski est l’un de mes plus grands bonheurs dans la vie. Enfermé dans cette chambre, incapable d’amorcer le moindre mouvement, j’invective la terre entière. Et surtout moi-même.

C’est à ce moment-là que je pressens un lien entre les produits laitiers et l’aggravation de mes symptômes

Mon intuition sera la bonne.

À chaque fois que j’ai réessayé de manger du fromage (même en très petite quantité) une poussée est survenue. Toujours. Et proportionnelle à la dose. Autant dire que cela fait des années que la crème, le lait, les yaourts, le fromage et leurs cousins ont été bannis de mon alimentation.

Au début, j’étais radical. J’évitais tout ce qui pouvait contenir des « traces de ». Depuis quatre ou cinq ans, j’ai lâché ce jusqu’au-boutisme. La plupart du temps, cette mention sert surtout à dédouaner le fabricant. Et un microgramme ne déclenche pas une poussée.

Plein de gens me disent : "Mais comment tu fais ? Moi, je ne pourrais pas enlever le fromage !". On est en France... Cela me fait toujours rire d'entendre cette affirmation. Si chaque fois qu'ils mangeaient un bout de fromage, quelqu'un leur donnait des coups de poignards dans le dos, je pense qu'ils ne trouveraient pas cette éviction très contraignante !

Comme toujours, il n’existe aucune vérité universelle. Ce que je raconte ne vaut que pour moi.
La seule vraie solution, c’est de tester, d’expérimenter sur soi. Si ça marche, tant mieux. Si ça ne marche pas, il faut essayer autre chose. Simplement. Sans se décourager 😊